09 avr. 2021
Marché de l’investissement : des résultats encourageants au 1er trimestre 2021
«  Alors que les volumes n’avaient cessé d’augmenter depuis la fin du premier confinement, cette progression a été stoppée au début de 2021. Ainsi, 4,7 milliards d’euros ont été investis sur le marché français de l’immobilier d’entreprise au 1er trimestre 2021, soit une baisse de 48 % par rapport au 4e trimestre 2020 et de 36 % par rapport au 1er trimestre 2020 » annonce Matthieu Garreaud, Co-Directeur du département Investissement chez Knight Frank France.

L’épidémie de Covid-19 pèse toujours sur l’activité du marché français de l’investissement. «  Alors que les volumes n’avaient cessé d’augmenter depuis la fin du premier confinement, cette progression a été stoppée au début de 2021. Ainsi, 4,7 milliards d’euros ont été investis sur le marché français de l’immobilier d’entreprise au 1er trimestre 2021, soit une baisse de 48 % par rapport au 4e trimestre 2020 et de 36 % par rapport au 1er trimestre 2020 » annonce Matthieu Garreaud, Co-Directeur du département Investissement chez Knight Frank France. Ce recul important était attendu. D’une part parce que le 1er trimestre 2020 avait été exceptionnel (7,3 milliards investis), d’autre part parce que le manque de visibilité et des repricing jugés trop importants avaient, ces derniers mois, conduit certains vendeurs à retirer leurs biens du marché ou à en reporter la commercialisation, limitant mécaniquement le stock d’opérations à finaliser. « En hausse de 24 % par rapport à la moyenne décennale, les volumes investis au 1er trimestre 2021 sont tout de même conséquents. Ce début d’année est d’autant plus encourageant que les investisseurs étrangers, à l’origine de 43 % des sommes engagées en France depuis janvier, restent très présents à l’acquisition » poursuit Matthieu Garreaud. 


L’Ile-de-France conforte sa domination

Malgré la baisse du nombre de transactions supérieures à 100 millions d’euros (15 au 1er trimestre 2021 contre 20 au 1er trimestre 2020), celles-ci ont encore accru leur part dans l’ensemble des montants engagés en France, passée de 58 % en 2020 à 62 % lors des trois premiers mois de 2021. 13 de ces 15 opérations ont été signées dans Paris et sa région : principale cible des grands fonds français et internationaux, l’Ile-de-France conforte ainsi sa domination. 


Les bureaux portent l’activité

Malgré la crise sanitaire et un marché locatif ébranlé par les mesures de restriction, les bureaux conservent les faveurs des investisseurs. « Avec 3,6 milliards d’euros dépensés sur le marché français des bureaux au 1er trimestre 2021, les volumes affichent une baisse de 27 % sur un an mais sont nettement supérieurs de 40 % à la moyenne décennale. Il s’agit même du deuxième meilleur 1er trimestre de l’histoire après le record atteint à la même période l’an passé » détaille Matthieu Garreaud. Ce montant représente 77 % de l’ensemble des sommes engagées dans l’Hexagone tous types d’actifs confondus. 


Logistique : volumes en baisse mais engouement confirmé
 

Les investisseurs restent également très présents sur le marché industriel, confirmant le très gros appétit pour la logistique. Les acquisitions d’entrepôts ont ainsi rassemblé 650 millions d’euros en France au 1er trimestre 2021, soit une hausse de 60 % par rapport à la moyenne décennale. « Si la baisse est de 62 % sur un an, elle doit être relativisée par le niveau record des volumes enregistré au début de 2020. En outre, la performance aurait pu être bien plus belle si l’offre avait été suffisamment fournie pour répondre à la forte demande des investisseurs » indique Antoine Grignon, Co-Directeur du département Investissement chez Knight Frank France. 


Début d’année atone pour les commerces
 

Contrastant avec la solidité des bureaux et le dynamisme de la logistique, le marché des commerces a été peu animé depuis le début de l’année. «  Après une année 2020 plutôt solide, les volumes investis en commerces ont à peine dépassé les 200 millions d’euros au 1er trimestre 2021, contre 630 millions à la même époque l’an passé. Ce mauvais résultat n’est pas surprenant. Depuis le deuxième confinement, et malgré la brève embellie des fêtes de fin d’année, les fermetures liées aux mesures de restriction ont touché une part croissante de commerces, ce qui a pu contraindre des investisseurs à retarder la mise en vente de leurs actifs et a logiquement réduit l’activité. Les discussions actuelles entre bailleurs et locataires sur le paiement des loyers, le manque de visibilité sur la situation sanitaire et les interrogations sur l’avenir du commerce physique ajoutent en outre à l’incertitude et exacerbent la prudence des potentiels acquéreurs » annonce Antoine Grignon.   

Les résultats du marché de l’investissement au 1er trimestre 2021 sont néanmoins porteurs d’espoir. «  A rebours des discours déclinistes, le début d’année a confirmé l’attractivité de l’Ile-de-France et le rôle central des bureauxLa solidité des valeurs vénales met notamment en évidence l’attractivité des produits prime, qui resteront une cible privilégiée des investisseurs dans un contexte moins favorable aux biens et marchés secondaires en raison des craintes sur la pérennité des revenus locatifs et de financements moins faciles à obtenir » indique Antoine Grignon.  

Source : Knight Frank / Reproduction interdite.
Crédit photo : Nil Castellvi - Unsplash
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